Tony, quelles sont tes impressions après ce succès face à la Suisse ?
Dans l'ensemble, c'était un bon premier match. Il ne fallait pas s'attendre non plus à de miracles de notre part. La préparation vient tout juste de débuter, il nous faut encore du temps avant de trouver la bonne carburation. Claude (Bergeaud) avait laissé six joueurs au repos : Fred Weis, Mike Pietrus, Stéphane Brun, Michael Gelabale, Ronny (Turiaf) et Bokolo. Nous avons tourné à onze joueurs. C'est en tout cas une belle victoire collective. Tout le monde a amené quelque chose, à l'image de Mam Diarra qui a été excellent (13 points). Je n'oublie pas non plus Boris (13 points) et Laurent Foirest (11 points).
Personnellement, comment s'est déroulée rencontre ?
Un peu à l'image de l'équipe, je n'étais pas au mieux en première mi-temps. J'avais le souffle un peu court (rires). Je pense qu'il faudra attendre la semaine prochaine pour me voir à mon meilleur niveau. Je vais monter en puissance petit à petit. Je termine la rencontre avec 13 points à 4/8 aux tirs (5/6 aux lancers-francs) et 7 passes décisives en 25 minutes. En première mi-temps, je n'avais que 3 petits points au compteur. Les deux équipes sont retournés au vestiaire dos à dos (34-34). Les Suisses se sont appuyés exclusivement sur les tirs à 3 points. Ils devaient tourner à 70% de réussite en première mi-temps. Mais en seconde période, ils ont lâché prise.
Evoluer en équipe de France, c'est toujours aussi plaisant ?
Complètement. Vendredi, j'étais super heureux de retrouver Claude (Bergeaud) et le reste du groupe. L'ambiance y est excellente. Avec ce que nous avons vécu l'année dernière à l'Euro, nous avons tous envie de revivre ça. Et puis c'est toujours la même chose. Quand tu es en équipe de France, il y a une émotion particulière. On l'a encore vu ce soir. Il y avait 1000 spectateurs alors que la salle ne pouvait en contenir que 600. On sent un vrai engouement. Et ça ne fait que commencer...
Après la longue coupure que tu as connue avec l'élimination des Spurs, ce n'est pas trop dur de se remettre dans le bain ?
Ce qui est difficile, c'est que nous avons deux entraînements par jour. Nous faisons physique le matin et l'après-midi, nous travaillons les systèmes. Par exemple, ce matin, nous avons eu le droit a une séance physique de 2h assez intense. C'est pour ça que nous avions les jambes un peu lourdes en première mi-temps. Mais tout va rentrer dans l'ordre. Nous allons continuer à ce rythme tout au long de la semaine.
Dix-sept joueurs sont aujourd'hui dans le groupe. Il n'en restera plus que douze pour les Championnats du monde. Comment Claude Bergeaud va-t-il procéder ?
Aujourd'hui, les règles sont très claires. Trois joueurs nous quitteront après le tournoi de Strasbourg. Claude devra donc faire ensuite un choix et éliminer deux nouveaux joueurs. Ca s'annonce très difficile puisque le groupe est homogène. Mais si Claude a du travail de ce côté là, c'est bon signe pour l'équipe de France. C'est qu'il y a du talent.
Concernant le capitanat, as-tu des nouvelles à nous donner ?
La décision sera prise demain matin. Ce sera vraisemblablement Laurent Foirest ou Boris Diaw. Claude connaît ma position. Je ne souhaite pas être capitaine, ce qui ne m'empêchera pas de parler à mes coéquipiers. C'est ce que j'avais l'année dernière pendant l'Euro. Avec Antoine (Rigaudeau), on parlait énormément au groupe. Je préfère donc continuer ainsi.